Welcome to Black Devotion

   Identification or Devenez membre
Menu













 
Qui est en ligne ?
Il y a pour le moment 7 invité(s) et 0 membre(s) en ligne.

Vous êtes un visiteur anonyme. Vous pouvez vous enregistrer gratuitement en cliquant ici.
 

Old Man's Child - Slaves Of The World

Groupe : Old Man's Child
Album : Slaves Of The World
Genre : Black Metal mélodique
Année : 2009
Label : Century Media
Durée : 42:00
Notes : Version digipack avec bonus track


01. Slaves Of The World
02. Saviours Of Doom
03. The Crimson Meadows
04. Unholy Foreign Crusade
05. Path Of Destruction
06. The Spawn Of Lost Creation
07. On The Devil's Throne
08. Ferden Mot Fienden's Land
09. Servants Of Satan's Monastery




Old Man’s Child et son homme orchestre Galder, sont de nouveau sous le feu des projecteurs ! Quatre ans après la sortie de « Vermin », l’infatigable Galder nous revient  avec un nouveau chapitre. Certains diront : Encore un album de Black Metal symphonique de plus…Je n’irais pas jusque là ! Cet album, intitulé « Slaves Of The World », n’est pas une révolution en soit, mais Galder sait y faire, pour nous pondre d’excellents titres, sortir les riffs qui tuent et les mélodies bien senties aux bons moments. C’est d’ailleurs, l’un des rares musiciens qui garde la tête hors de l’eau dans ce style si controversé. Comme on pouvait le constater sur le précédent opus, Old Man’s Child délaisse peu à peu les sentiers du Black Metal symphonique, au profit, d’un Black/Death mélodique de haute volée.  A chaque sortie d’album, ce musicien multi instrumentiste nous démontre qu’il est bien meilleur lorsqu’il dirige, tout seul les opérations du début à la fin, que lorsqu’il est relayé au rang de simple exécutant. Je n’arrive pas à comprendre comment un tel musicien peut partir à la dérive dans Dimmu Borgir et  maîtriser son sujet sur le bout des doigts dans son projet solo.

Si « In Defiance Of Existence » représentait la quintessence du Black Metal symphonique par Old Man’s Child, Galder s’est bien vite rendu compte, que cette voie n’était plus la bonne à suivre. En effet, dans ce créneau tout (ou presque) a été dit depuis longtemps. Notre bon vieux Galder, toujours soucieux d’une grande musicalité, a préféré injecter une touche de Death à son Black Metal et se détacher quelque peu des orchestrations symphoniques, au profit de claviers plus atmosphériques et guerriers. C’est d’ailleurs ce qu’on pouvait entendre sur « Vermin », avec un ralentissement considérable du tempo, et un gros travail sur les ambiances.
Avec « Slaves Of The World » on reconnaît immédiatement la touche Old Man’s Child, grâce aux compositions sophistiquées, et au jeu juste et totalement maîtrisé. Les amateurs du one man band ne seront pas déçus. Galder continue son parcours en évitant habilement de tomber dans les clichés inhérents propre au Black Metal symphonique et Dieu sait qu’ils sont nombreux !
Sur cette nouvelle offrande, la nostalgie est de mise, puisque Galder est revenu à une musique plus authentique, comme celle qu’il nous proposait sur « Born Of The Flickering ». Ici, l’album est tout de même plus mature et énergique. Pour être plus précis,  je dirais que l’on  navigue stylistiquement, entre ses trois premiers méfaits. L’opus est plus inspiré que le précédent et offre beaucoup de variations, notamment sur la vitesse des tempos.   


Galder l’a très bien compris, un batteur différent sur chaque album, amène un changement marquant aux chansons, d’un disque à l’autre. Pour se faire, notre viking favori s’est adjoint les services du jeune prodige suédois, Peter Wildoer, batteur pour Pestilence et Darkane, pour ne citer qu’eux.  Pour le reste, Thomas Rune Andersen de son vrai nom, s’occupe de tout, et cette fois ci, Jardar n’a pas été appelé en renfort pour les guitares rythmiques.

Les studios Fredman ont été utilisés, pour l’enregistrement de l’album. C’est la troisième fois que Old Man’s Child immortalise dans ce studio. Malgré la qualité du résultat final, je continue de penser que ce studio est à éviter. Une session dans les studios Abyss, aurait  apporté plus de dynamique générale et également plus de tranchant aux guitares. On se retrouve donc avec un gros chantier de production. La batterie bénéficie d’un son très brut, le trigger est utilisé bien évidemment, mais au final la double grosse caisse n’est pas une mitraillette et reste légèrement en retrait en rapport à d’autres albums. La caisse claire sonne de manière naturelle (ça cogne fort !), seul les tomes sont un peu plus mécaniques. Sur les guitares, pas de surprise, Galder continue sur des sonorités denses et tranchantes, avec un bémol pour cet instrument. C’est là ou les studios Abyss auraient apporté un plus, en libérant les guitares rythmiques du léger voile « cotonneux » qui caractérise les studios Fredman. Les leads sont toujours au top, et dessinent parfaitement des contours dissonants. La basse est énorme. On la retrouve en avant, sur de nombreux  passages, plus aérés. Elle demeure omniprésente, sans pour autant être envahissante. Au niveau des claviers, on peut dire, sans équivoque, que Galder a revu sa copie, puisque le synthétiseur est utilisé aux moments opportuns, mais aussi en nappes éthérées plus suaves, un peu comme sur les derniers Emperor. Le chant est très personnel, Galder a trouvé un bon compromis depuis plusieurs albums. Le style mélange les vocaux Black Metal et Death Metal, et reste très compréhensible. Dans l’ensemble, la production est homogène, les instruments sont équilibrés. Le son est TRES puissant, dense et brut pour un enregistrement au Fredman, mais je pense que la quintessence aurait pu être atteinte sur une session dans les studios Abyss.

Ceux qui regrettaient l’époque de Nick Barker, en écoutant « Vermin » et ses tempos majoritairement lents, ne pourront que se réjouir à l’écoute de ce « Slaves Of  The World ». Je ne vais pas dire que ce nouvel album est un déluge de blast beat, mais les tempos y sont très variés, et plus entraînants. Les hymnes épiques de Old Man’s Child regorgent toujours de bonnes idées. Avec Galder la musique est sophistiquée, ce qui le place loin devant le groupe de Black Metal mélodique de base. L’opus démarre rapidement, sur « Slaves Of The World », mais brutalement, un break laisse place à des rythmiques lourdes et menaçantes, guidées par le chant pervers de Galder. « Saviour Of Doom » est un titre plus technique, avec pas mal de plans thrash. On retrouve sur cette chanson de superbes descentes de piano et une batterie furieuse aux roulements tonitruants. Certains titres, comme à l’accoutumée, utilisent plus de pistes de claviers atmosphériques « The Crimson Meadows » en fait partie. Sur la plupart des titres, les tempos changent rapidement. Je ne vais pas parler de musique progressive, mais il est impossible de trouver un tempo demeurant linéaire sur l’album. Les structures raffinées  nous montre, clairement, le niveau de maîtrise de ce musicien. « Unholy Foreign Crusade » est introduit par des roulements de batterie, enchaînés sur un mid tempo véloce, avec un pont de claviers, qui dévoilent un court rideau de blast beat, et continue sur un mid tempo. Le titre suivant « Path Of Destruction » ne déroge pas à la règle. Les rythmes hétéroclites sont une nouvelle fois dévoilés. Les mid tempos, lents, véloces, se mêlent aux blast beat, et des  passages mélancoliques sont combinés aux trames guerrières. L’ensemble pourrait paraître décousu, mais tout est parfaitement cohérent dans la musique de Galder. « On The Devil Throne » est un titre ravageur. L’intro seule vous met dans le bain, avec une lead mélodique qui s’efface suivit d’une guitare claire aérée, qui vient doubler la batterie et la guitare rythmique alternée. Il s’agit d’un titre lent qui fait headbanger sans relâche. Le passage final de lead qui cisèle est tout simplement excellent. Le dernier titre « Servants Of Satan’s Monastery » laisse apparaître une guitare sèche, des plus efficace. Encore un titre ou de furieux blast beat côtoient des tempos lents plus mélancoliques. Les possesseurs de l’édition digipack pourront apprécier une nouvelle version du titre « Born Of The Flickering » issue du premier album. Cette version fût réenregistrée pour l’édition japonaise du précédent album « Vermin ».    

Avec ce un nouvel opus, Old Man’s Child est à nouveau sur le podium des groupes de Black/Death mélodique à claviers. Cette offrande plus inspirée que « Vermin » devrait ravir les fans de la première période, même si Galder ne sombre pas dans la nostalgie psychotique. Galder arrive à combiner les éléments du passé avec les acquis du présent, c’est ce qui fait la force de ce nouvel enregistrement. La variété est plus que jamais au rendez vous, l’album est donc intéressant et facile d’accès. Old Man’s Child ne fait que confirmer et nous prouve qu’il est devenu une valeur sure du metal extrême à claviers.

Ajouté: August 30th 2009
Chroniqueur: Liwjatan
Note:
Lien en relation: Site officiel
Vues: 118

  

[ Retour à l'index des chroniques | Poster un commentaire ]

Chroniques au hasard
C.


Havarax - No Acces To The Divine




Crapule


Stellardrive - Ers3: Ecotone




Liwjatan


Satyricon - The Age Of Nero




Mike (Ancien membre)


Leviathan - Howl Mockery At The Cross




O.


Die Saat - Wir Laden Zum Feste




S.


Kataxu - Roots Thunder




Stryg


Mayhem - The Great War


 
2006 © Black Devotion
Tous les textes, images ou autres documents impliquent la responsabilité de leur propriétaire, et en aucun cas celle de Black Devotion.
Site réalisé grâce à PHP-Nuke © Francisco Burzi sous licence GNU/GPL.
Traduction française par NukeScripts.fr et PHP-Nuke.fr adaptée par Black Devotion.


:: Thème : SmartDark par Smartor ::